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Le grand boom de la livraison de repas

Le confinement a confirmé un mouvement de fond : la hausse inéluctable de la livraison de repas. Par exemple, au niveau international, Uber Eats a constaté une augmentation de 64% du nombre de restaurateurs qui se sont inscrits sur la plateforme entre les mois de février et de mai 2020. Une tendance déjà remarquée depuis plusieurs années.

La livraison de repas en chiffres

3 milliards d’euros, c’est le volume du chiffre d’affaires du secteur de la livraison de repas à domicile en 2019. Cela représente environ 5% de volume d’argent généré par la restauration commerciale d’après une estimation de Food Service Vision. Un chiffre appelé à doubler d’ici à 2023 !

Même constat fait par le cabinet d’études NPD qui, en février 2019, chiffrait à 20% en moyenne la croissance annuelle du nombre de livraisons de repas en France depuis trois ans. Par comparaison, la croissance des visites en restauration commerciale ne progresse que de 1% chaque année en moyenne.

Les traiteurs repas en profitent aussi

Cette lame de fond est notamment entretenue par les Millennials à l’origine de 55% des commandes. Or, quand une habitude est prise par la jeune génération, on sait ce qu’il advient du marché par la suite…

Autres chiffres : la livraison de petits-déjeuners gagne 15% en un an, le dîner conservant la tête avec plus de la moitié des livraisons de repas à domicile.

Si les pizzas, les burgers et les sandwichs trustent le podium, avec des commandes doublant en cinq ans, la boulangerie, la restauration de chaîne ou traditionnelle et le traiteur bénéficient du « homing ». Le quoi ? Le homing est un fait sociologique contemporain consistant à organiser une soirée à domicile entre amis plutôt qu’une sortie resto.

L’émergence des dark kitchens

La livraison de repas bouscule désormais toute la chaine de production. Outre les plateformes de commande et de livraison bien connues, ce changement laisse la porte ouverte à de nouveaux acteurs en ligne qui élaborent leurs plats à livrer dans des dark kitchen. Ce sont des restaurants « fantômes », 100% dématérialisés, qui confectionnent les plats et les livrent.

Et les mesures de confinement dues à la Covid-19 ont eu des conséquences sur ce secteur des repas livrables. Ainsi, durant cette période singulière, la balance inscriptions/départs a basculé dans le rouge pour les plateformes. Et, logiquement, le volume des livraisons s’est étiolé. Une  mauvaise séquence puisque la crise économique risque d’entrainer de nombreuses faillites dans le secteur de la restauration.

Protection des données, fraicheur des plats, éco-responsabilité : les points de friction

Pourtant, les restaurateurs ne sont pas restés inertes comme le prouve le dévoilement de multiples alternatives. Les services de livraison propres au restaurant ont été initiés malgré la complexité de devoir gérer une flotte de véhicules pour se rendre au domicile des clients. Si ces acteurs font l’économie de la commission ponctionnée par les plateformes, ils pâtissent en contrepartie d’une faible visibilité.

Les plateformes de livraison de repas, souvent anglo-saxonnes, ne sont pas sans risque pour la confidentialité des données des clients français sur leurs habitudes alimentaires. Même questionnement sur la qualité des plats livrés en entreprise ou à domicile, notamment sur la fraicheur des repas et sur la qualité des menus. Autant d’interrogations que le spécialiste de la livraison repas, Tout&Bon, résout !

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